Lève toi et prends les armes
Le sang sèchera plus vite que les larmes
On était libre, du moins on le pensait,
On était ivre de liberté, on le croyait
En cette innocente journée de printemps
Des millions d’insouciant firent basculer le temps
Réunis au début de la nuit, dresser comme un seul homme
A hurler notre peur, a pleurer de douleur
Ces millions de malheureux fêtèrent leur victoire
Et nous fîmes livrer par leur choix au déboire
On se rassemblait, on se mobilisait
Si des pavés au matin forment encore les rues,
Dans la ville notre sang en sera répandu
Les chemises marines firent leur apparition
Protecteur du mal comme pour toute attention
En cachant sous leur masque leurs actions infâmes
Ils repoussaient les charges des vaillants camarades
Au petit matin, barricades enflammé
Nous comptions nos blessés pour remobiliser
Personne ne profitait des doux rayons de soleil
Le fascisme présent la nuit est éternel
Comme ses nuits de lutte devenu fraternel.